Marché de l’Investissement de Commerce – T3 2023

Télécharger l'étude complète

 

Depuis le début de l'année, le secteur de l'investissement immobilier, similairement au marché financier, présente une vulnérabilité marquée. Les facteurs tels que le resserrement des politiques monétaires, les tensions géopolitiques, le pic des taux d'intérêt et la croissance chinoise moins vigoureuse que prévu, continuent d'impacter négativement l’économie mondiale et l'investissement privé.

Le marché de l'immobilier d'entreprise, qui stagnait depuis la fin du premier semestre, connaît une nette régression, avec seulement 9,0 milliards d'euros d'investissements au cours des neuf premiers mois de l'année. Cela représente une chute de 54% par rapport à la même période en 2022 (19,5 milliards d'euros), constituant une contre-performance significative avec des volumes d'engagements au plus bas depuis 2009. Les résultats du troisième trimestre restent faibles, confirmant la tendance baissière amorcée (2,8 milliards d’euros d'engagements contre 7,9 milliards d’euros au T3 2022).

Le marché de l'immobilier de commerce demeure dans un état paradoxal. Bien qu’il ait enregistré des performances honorables au premier semestre 2023 avec environ 2,2 milliards d'euros (légèrement en baisse par rapport au premier semestre 2022), l'activité a fortement ralenti au troisième trimestre, avec moins de 300 millions d'euros enregistrés soit une chute de 85% (2 milliards d'euros à la même période en 2022).

La hausse de la part de marché de la classe d’actifs « Commerce », à 28% du volume global investi en immobilier d'entreprise (contre 23% en 2022), ne reflète nullement le dynamisme du marché, mais plutôt le résultat de la diminution des engagements totaux. La tendance est clairement à un fort attentisme de la part des investisseurs, et ainsi d’une réduction du panel d'acquéreurs, et notamment des SCPI qui subissent une nette baisse de leur collecte. La remontée brutale des taux d'intérêt liée à la politique monétaire restrictive de la BCE entraîne une décompression des taux de rendement sur chaque classe d'actifs.

 

Partager :